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Voyage et tourisme
La Thaïlande (Asie)
AU coeur de l'Asie du Sud-Est, au centre de la péninsule indo-malaise, entre la Malaisie, la Birmanie, le Laos et le Cambodge, baignée par l'océan Indien et la mer de Chine méridionale, sur une superficie légèrement inférieure à celle de la France, s'étend la Thaïlande, "le pays de la Liberté". Le mot "thaï" signifie, en effet, "homme libre". Les Thaïs sont le peuple qui, venu du nord, vint jadis s'installer sur les côtes de la mer de Chine méridionale. L'origine de ces Thaïs est obscure et fait encore l'objet de discussions passionnées entre anthropologues. D'après une théorie généralement adoptée, ils seraient originaires de la Chine où, aux environs de 728 av. J.-C., l'un de leurs chefs, du nom de Piloko, fonda un royaume qui rassembla le peuple thaï contre les tribus tibétaines. Puis ce peuple prolifique émigra : les Thaïs émigrèrent vers le sud en suivant les cours du Mékong et du Ménam Chao Phraya et s'installèrent dans les régions qui devinrent plus tard le Laos, une partie du Cambodge et le Siam (la Thaïlande actuelle). Mais la grande majorité du peuple thaï s'établit dans le bassin du Ménam qui ouvre sur de grandes plaines alluviales fertiles, d'un accès facile à la mer. Dans cette région, dans cette grande plaine du Siam central, les Thaïs introduisirent la culture du riz, à la façon des Chinois. Ainsi, de nombreux signes de l'ancien vocabulaire thaï sont-ils d'origine chinoise. Les Thaïs avaient aussi hérité de certaines qualités propres au peuple chinois : qualités d'organisation, sens de l'administration, simplicité de moeurs. Toutefois, ils avaient conservé de nombreux traits originaux, entre autres leur organisation aristocratique et militaire qui subsiste encore au Yun Nan et au Laos. De nombreux Thaïs vivent encore au-delà des frontières de la Thaïlande. En dehors du Yun Nan et du Laos, on en rencontre dans le nord du Vietnam, en Birmanie et au Cambodge. Au cours des années qui précédèrent la seconde guerre mondiale, cette situation a créé des problèmes politiques, surtout quand le gouvernement siamois déclara en 1939, dès le début du conflit, que sa politique était d'unir tous les Thaïs sous le même drapeau. C'est à cette époque que l'ancien nom de Siam, utilisé depuis le XIe siècle, fut changé en celui de Thaïlande. (Le nom de Siam vient du mot Sayam qui veut dire "d'or". Pendant la période ayudhienne, le pays était sans doute connu sous le nom de Siam du fait que les robes, ainsi que les ornements des toits, étaient faits d'or).
La superficie de la Thaïlande est de 513 115 km2. Ses frontières (en km) sont les suivantes : Cambodge 803, Laos 1 754, Myanmar 1 800, Malaisie 506. Le pays a 3 219 km de côtes. Sa rivière la plus longue : Mun River 675 km.
La Thaïlande compte plus de 62 millions d'habitants. Mais les Thaïs ne sont pas seuls en Thaïlande. Ils y voisinent avec beaucoup d'autres groupes ethniques. Certains, très primitifs, aux origines qui se perdent dans la nuit des temps, mènent encore une existence archaïque et tirent leur subsistance de la cueillette et de la chasse. D'autres sont, au contraire, très civilisés, tels les Chinois - on en compte environ 3 millions qui vivent surtout à Bangkok et dans les grands centres commerçants. Cette importante colonie a conservé des liens très étroits avec la mère patrie, mais elle n'a pu résister à l'assimilation par la société thaï.
Les Malais, dans le sud, forment un groupe similaire d'environ 800 000 membres. D'autres groupes se sont complètement amalgamés aux Thaïs. C'est le cas, par exemple, des Môn-Khmer, qu'on rencontre surtout dans la vallée du Ménam et dans la région de Bangkok.
Le Siam moderne avait commencé de naître vraiment sous le règne de Chulalongkorn (1868-1910), roi éclairé et réaliste, qui fut le promoteur d'importantes réformes dans le pays. Le Siam lui doit, entre autres choses, la suppression de l'esclavage qu'on appelait "la corvée de six mois" à laquelle étaient astreints, six mois par an, les paysans libres. De plus, par sa politique prudente, Chulalongkorn veilla à la stabilité financière et inaugura une expansion économique qui devait se prolonger pendant des années. C'est sous son règne, en effet, qu'à la suite de la hausse des cours mondiaux du riz la production de riz commença de se développer dans des proportions spectaculaires, assurant à l'Etat siamois d'importants revenus, tandis que la population agricole, à l'encontre de beaucoup d'autres régions d'Asie, ne rencontrait pas les graves problèmes démographiques de l'Inde ou de la Chine, pays surpeuplés. En même temps, sous l'influence européenne, on voit se former une classe sociale moyenne et évoluée qui manifeste des idées libérales et aspire aux transformations des structures profondes du pays. Ces idées libérales feront leur chemin sous le règne du successeur de Chulalongkorn, Rama VI, et, le 24 juin 1932, sous le règne de Rama VII, un coup d'Etat, sans effusion de sang, mit un terme à la monarchie absolue. Une monarchie constitutionnelle était née, toujours en vigueur aujourd'hui. Après quelques changements ministériels, la dignité de Premier ministre échut, en 1938, au maréchal Pibul Songram. Celui-ci manifesta symboliquement les aspirations expansionnistes du Siam régénéré en donnant au pays le nouveau nom de Thaïlande ("Terre des Thaïs").
En 1941, les Japonais envahirent la Thaïlande et la forcèrent à déclarer la guerre aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Tandis que les Anglais reconnaissaient l'existence d'un état d'hostilité, les Américains, conscients de la pression exercée sur les Siamois, ne se considérèrent jamais en guerre avec la Thaïlande. La Thaïlande abandonne sa neutralité traditionnelle et participe même à la guerre de Corée (1951) aux côtés des Américains. Le pays connaîtra alors des difficultés internes (mécontentement des riziculteurs lésés par la chute des cours du riz) et les tourments de l'insécurité découlant des événements qui bouleversent cette région de l'Asie : la guerre d'Indochine, qui menace la région du Mékong, le terrorisme communiste à la frontière de la Malaisie, la création, au Yun Nan, d'un Etat thaï autonome et d'un mouvement "Thaï libre" soutenus par Pékin. Après en avoir appelé à l'O.N.U., la Thaïlande adhère à l'organisation du Traité de l'Asie du Sud-Est (O.T.A.S.E.) dont elle est l'inspiratrice et qui a son siège à Bangkok. Depuis 1960, la Thaïlande est également alliée aux puissances occidentales par une association économique qui s'étend à différents domaines. Après de nombreux changements de gouvernements, la Thaïlande est aujourd'hui une monarchie constitutionnelle. Le souverain exerce ses pouvoirs législatifs par l'entremise d'une Assemblée nationale, et ses pouvoirs exécutifs par l'intermédiaire d'un Conseil des ministres.
En 1963, la Thaïlande se trouva directement engagée dans la guerre du Vietnam.
Par ailleurs, le séisme en Asie du Sud, qui a eu lieu le 26 décembre 2004, a provoqué une fracture de 1 000 km de long au fond de l'océan Indien, selon une étude réalisée à partir de relevés GPS (Global Positionning System). Ce séisme a provoqué un tsunami, et plus de 215 000 personnes ont trouvé la mort. Ainsi, il y a eu des déplacements latéraux de certains sites : notamment de 27 cm à Phuket (Thaïlande), 17 cm au niveau de l'île de Langkawi (Malaisie) et 15 cm à Sampali (Indonésie).
Aperçu géographique
La Thaïlande, c'est d'abord un peuple ; elle ne possède pas de frontières naturelles, ne forme pas ce qu'on appelle une entité géographique. Ce pays a été créé, au cours des siècles, à la suite de guerres et conquêtes, par le peuple thaï venu du nord. En fait, ses frontières politiques, la forme biscornue de son territoire résultent d'une construction artificielle récente qui tient compte des impératifs de la politique internationale. C'est ainsi que le territoire thaïlandais proprement dit, le vrai pays d'adoption des Thaïs, est la large dépression nord-sud occupée par le bassin sédimentaire du Ménam, bordé, à l'ouest, par les massifs des confins birmans et, à l'est, par les montagnes du Siam central. Autour de ce noyau central, lieu de peuplement des Thaïs, le reste du territoire est, pourrait-on dire, secondaire. Le cloisonnement géographique, la persistance de certaines originalités ethniques font de ces zones périphériques des régions offrant des individualités ethniques propres, à tendances centrifuges. Ces régions périphériques sont orientées vers l'extérieur, reliées entre elles par la plaine centrale. Au nord, aux confins de la Birmanie et du Laos, s'étendent les montagnes septentrionales de la Thaïlande, prolongement du plateau Chan de Birmanie. La partie orientale de la Thaïlande est appelée le "Laos siamois", car les Laotiens y prédominent. Dans sa partie méridionale, le Siam oriental est habité par des Cambodgiens et on trouve même des Indonésiens sur les contreforts des Dan Rek.
La végétation et le climat de la Thaïlande sont aussi variés que le relief du pays. La quantité des pluies de mousson varie selon les régions et leur exposition. La forêt tropicale y alterne avec des forêts de pins et des forêts mixtes comprenant des essences à feuilles caduques. Sur les noyaux cristallins des massifs septentrionaux croissent les forêts de tecks, grande richesse de cette région.
La forêt tropicale du sud, les forêts de tecks du nord, le pays plat avec ses rizières, à l'exception du plateau nord-est, donnent à la Thaïlande un aspect verdoyant ; c'est le "pays vert". Deux fois par an, cependant, au moment où le riz est mûr, le vert de la vallée du Ménam tourne au jaune. Le climat chaud et humide favorise cette riche région. Autour de Bangkok et dans la vallée du Ménam, on compte trois saisons : la saison chaude, de mars à mai, la saison pluvieuse de mai à octobre (époque de la mousson) et une saison plus fraîche, de novembre à février. Mais, même à l'époque la plus froide, les températures ne sont pas très basses.
La plaine de la Thaïlande centrale draine les eaux des rivières qui ont pris leurs sources au nord et dans les massifs montagneux du centre et du nord-est. En aval de Nakhon Sawan, là où commence le cours du Ménam, les basses terres subissent les effets des inondations annuelles qui transforment le cours des rivières et modifient constamment le paysage. Entre Utaradit, au nord, et Nakhon Sawan, la plaine, marécageuse, est d'une exploitation difficile. Aujourd'hui, la basse plaine de Thaïlande fait de ce pays le second exportateur de riz au monde. La plaine centrale produit également d'autres cultures : maïs, sésame, cocotiers, palmes à sucre, etc.
La population est naturellement concentrée là où se trouvent les cultures, c'est-à-dire principalement dans la région productrice de riz, qui avoisine l'estuaire de Bangkok. Il existe, cependant, quelques villes ou agglomérations de moyenne importance disséminées à travers la plaine centrale et dans les régions périphériques, telles Korat, Chiang-Maï, Lop Buri, Phet Buri, et beaucoup d'autres aux noms harmonieux, anciens et exotiques.
Les approches de Bangkok
Le nom qui a la plus grande résonance, c'est celui de Bangkok, la plus exotique, la plus mystérieuse, peut-être, des villes de notre planète.
Fondée en 1782, après la destruction d'Ayuthia par les Birmans, Bangkok a été bâtie en amont du majestueux estuaire du Ménam, au milieu d'une plaine alluviale.
Bangkok, capitale de la Thaïlande encore couramment connue sous son ancien nom de Siam, c'est la ville des temples - elle en compte environ quatre cents - mais aussi une ville moderne. Ses temples aux façades merveilleusement décorées, aux toits étincelants, voisinent avec les grandes bâtisses blanches des hôpitaux Sririraj et Choulalongkorn, et de nombreux autres édifices neufs, tels que le Palais du Trône et l'Institut royal.
Sur la rive opposée à Bangkok, la ville de Thonburi qui, après Sukhotai, fut jadis, entre 1767 et 1782, la capitale du royaume de Siam.
La construction des chemins de fer a modifié profondément le visage de la Thaïlande. Jadis, ce pays, presque aussi grand que la France, disposait de ses seules voies de communications naturelles : ses rivières et ses canaux. Il n'y avait ni routes, ni chemins de fer, pas de techniciens et pas de crédits. En vingt ans, les Siamois dotèrent leur pays d'un équipement moderne, le second en Asie.
Bangkok
Le fleuve et les canaux ont, à Bangkok, une importance primordiale. Une grande partie de la population vit sur l'eau. C'est sur l'eau, aussi, que se font la plupart des échanges commerciaux. L'agglomération de Bangkok est découpée en plusieurs îlots, découpage nécessité par les méandres du Ménam ou par les canaux qui en sont tributaires ou par les deux à la fois. C'est ainsi que le centre de la ville, sur la rive gauche du Ménam, est enserré dans une île délimitée par un méandre du fleuve et un canal qui le recoupe. Dans cet îlot n'existent que des bâtiments officiels : le Palais royal, des ministères, des pagodes, des jardins. A l'est de cet îlot, un autre îlot, délimité par un autre canal : c'est le quartier des palais princiers entourés de cours, aux rues bordées de boutiques. Un autre canal circonscrit une aire concentrique aux deux premiers quartiers. Au nord de cette zone succèdent des jardins, encore des palais et encore des pagodes. Au sud, c'est le populeux quartier chinois et ses innombrables boutiques. Le long du fleuve, les scieries et les rizeries qui sont la principale activité de Bangkok. La rive droite est moins peuplée et offre les avantages d'une zone résidentielle, avec ses canaux bordés d'arbres et quelque chose dans l'air d'où émane comme une douceur de vivre. La Bangkok (9 009 004 âmes en 1996) est une population grouillante, d'un cosmopolitisme, défiant toute description. Thaïs, Chinois, Indiens - toute l'Asie est représentée, toutes les races se côtoient dans les rues - sans être mêlées pourtant à la vie communautaire.
Pendant des siècles, le tissage a été pratiqué comme un art par la communauté thaï, comme un travail nécessitant de la part de la femme autant de talent qu'il en faut pour tenir impeccablement sa maison. Les soieries thaïs peuvent servir à de nombreux usages. En dehors de leur emploi dans la confection des robes, on les utilise beaucoup pour la décoration des appartements et le capitonnage des meubles.
Dans la rue, les tramways passent dans un bruit de tonnerre, les taxis font hurler leurs avertisseurs, les voitures particulières se faufilent au milieu d'un intense trafic et les moto-pousse, souvent chargés de deux ou trois passagers et de leurs bagages, se fraient adroitement leur chemin. Comme en Angleterre, la circulation, à Bangkok et dans toute la Thaïlande, se fait à gauche.
Les curiosités de la Thaïlande
Les monuments de la Thaïlande rappellent les nombreuses influences qui ont façonné son passé. L'art indien, prébouddhiste, est surtout visible à Lop Buri, Ayuthia et Phra Pathom. L'influence malaise se retrouve dans les vestiges des édifices de Nakhon Sithammarat, la culture Môn à Chiangmaï et dans les ruines de Lamphun. Le génie khmer a laissé ses traces dans de nombreux sites de la vallée du Cao Phraya et sur le plateau de Korat, en particulier dans le temple de Phimaï, datant des XIe et XIIe siècles. Plus tard, les Thaïs exprimèrent leur propre civilisation dans de nombreux temples et monastères.
La Thaïlande, c'est vraiment le pays des merveilles, d'une splendeur toute orientale. Les rizières qui s'étalent dans les plaines comme de vastes damiers, les grands pics des régions montagneuses, les plages ensoleillées, la jungle tropicale, les grandes villes animées, les pittoresques villages, tout concourt à vous dépayser, à vous faire pénétrer dans un univers insoupçonnable pour un Occidental. A l'exotisme des paysages, des monuments et des populations s'ajoute celui de la faune : oiseaux aux brillants plumages, tigres, daims, singes, éléphants, et les célèbres chats siamois.
Lop Buri fut jadis une des grandes capitales khmères. Elle est située à deux heures de voiture, environ, de Bangkok, et les monuments de style khmer y sont encore nombreux. Non loin de Lop Buri, se trouve le Wat Phra Bouddha Badh, qui montre une emprunte de pied de Bouddha. A l'est de Lop Buri, sur le plateau de Korat, deux villes très intéressantes de la Thaïlande : Korat et Pimaï. Korat, grand centre de la soie, est aussi connue pour ses ruines vénérables et par "Tao Suranari", une femme thaï célèbre qui combattit les envahisseurs en 1826. La population, reconnaissante, lui a élevé une statue. A trois quarts d'heure de Korat, par la route, on atteint Pimaï, une des plus anciennes villes siamoises. Pimaï fut la capitale des Khmer il y a près de mille ans.
A l'est, non loin de la frontière birmane, Sukhotaï, la première capitale du Siam (1237-1389). La vieille ville de Sukhotaï possède des vestiges de nombreux temples et les ruines du Grand Palais construit par le roi Ramkamhaeng, à la fin du XIIIe siècle de notre ère. Chiangmaï, au nord-est du territoire, est appelée la "Rose du Nord" en raison de son climat agréable, des beaux paysages qui l'entourent, de ses fêtes colorées, de son peuple hospitalier et, aussi... des magnifiques roses qu'on y cultive. Chiangmaï est la seconde ville de la Thaïlande. Située en altitude, au milieu des montagnes, elle jouit d'un climat plus frais que celui de Bangkok. Chiangmaï est la patrie des artisanats thaï traditionnels : soieries, cotonnades, poteries, articles en argent, laques. La ville possède également de nombreuses curiosités architecturales, beaucoup de wat, dont le plus important est le Wat Chom Thong, le Wat Phra Taht, le monastère de Doy Sutep, qui abrite une relique du Bouddha, etc. Il faut voir aussi les grottes de Chiang Dao, les chutes d'eau de Mae Klang, le Palais d'Hiver. Il y a enfin les tribus de montagnards dans les villages voisins, la ville proche de Lamphun, avec ses ateliers de tissage de la soie et, un peu plus bas, vers le sud-est, la vieille ville de Lampang.
Dans la région de Bangkok, il y a deux autres lieux intéressants. D'abord Nakhon Pathom, la plus vieille ville de Thaïlande (IIe siècle de notre ère), située à peu de distance à l'ouest de la capitale. C'est là que se trouve le chedi de Phra Pathom, le plus grand monument de ce genre de toute la Thaïlande. Cest par Nakhon Pathom que le bouddhisme fut introduit au Siam. Ensuite, toujours dans le même secteur, à l'ouest de Bangkok, on peut voir le célèbre pont de la Rivière Kwaï, qu'ont rendu célèbre dans le monde entier un livre, un film et une chanson.
En Thaïlande, il y a également plusieurs stations balnéaires modernes. La plus populaire est Hua Hin, sur la presqu'île malaise, facilement accessible de Bangkok. Non loin se trouve Phetchaburi, célèbre pour le "Palace Hill" qu'y fit édifier Mongkut et ses grottes.
La religion
La religion joue un rôle important dans la vie thaïlandaise. Le pays compte actuellement 94 % de bouddhistes et près de 21 000 temples bouddhistes desservis par environ 160 000 moines (bikkhus). La religion bouddhiste a pénétré dans le Sud-Est asiatique au cours du IIIe siècle avant Jésus-Christ et s'est établie en Thaïlande au VIe siècle de notre ère.
Dans une famille dévote, dès le réveil, le matin, on place des offrandes sur l'autel et on commence la journée par des prières. Puis on prépare le riz qu'on offrira aux moines bouddhistes, en robe safran, qui, tout à l'heure, resteront devant la porte, très dignes, la tête tournée de côté pour signifier qu'ils ne demandent pas de faveurs, pour eux, mais sont là pour donner à la maisonnée une chance d'acquérir des mérites. Leurs bols une fois emplis, ils s'en iront, sans prononcer une parole, et se dirigeront lentement vers une autre demeure.
Presque tous les hommes en Thaïlande sont moines (samanens) pendant une courte période de leur vie, environ huit semaines. Les moines n'ont d'autre devoir que de rester fidèles à la loi bouddhique, de donner l'exemple de la vertu et de donner aux autres des chances de s'acquérir des mérites. Ils doivent vivre d'aumônes, ne faire qu'un repas par jour, rester chastes et confesser leurs péchés deux fois par mois. La population assiste à des réunions religieuses quatre fois par mois. A ces occasions, les gens apportent des offrandes, prient et écoutent les prêches de quelque moine remarquable.
Il y a également 4 % de musulmans (sunnites, dans le sud) et 1,5 % chrétiens.
La cuisine thaï
La gastronomie thaïlandaise
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