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Broderie et tapisserie


BRODERIE et tapisserie sont des activités qui, à première vue, paraissent désuètes ; la société bourgeoise les désignait, au début du siècle dernier, sous le nom d'"ouvrages de dames".
Cette expression évoquait une existence douillette, où la femme, souvent oisive, se confinait dans une tâche qui convenait à son sexe et à son rang ; une tâche qui, pour la classe dirigeante, alliait la délicatesse à une certaine vanité sociale.
Il est bien évident qu'un tel univers ne concerne pas la femme d'aujourd'hui, presque toujours active, parfois même affranchie des préjugés qui s'attachent à son sexe.
En fait, c'est dans un esprit nouveau que la broderie et la tapisserie attirent désormais nombre de jeunes femmes. La part du rituel s'est émoussée. Les motivations sont différentes, et le besoin de détente, impérieux. Le caractère reposant, quiet, agréable qu'offrent ces travaux d'aiguilles, contraste singulièrement avec la vie trépidante de la civilisation industrielle. Ce qui fut l'une des activités essentielles de la "jeune fille de famille" d'autrefois est devenu, pour la femme moderne, un apaisant passe-temps.
La broderie et la tapisserie témoignent d'une volonté de création, modeste, certes, et du souci d'apporter une note personnelle au décor quotidien. Il est vrai que cet effort d'originalité est limité par l'usage, devenu fréquent, du canevas imprimé. D'autres mobiles existent qui font apparaître une certaine nostalgie du passé, d'un univers rural ou d'un folklore lointain ; nostalgie qui s'exprime dans la vague romantique des broderies anglaises ou des dentelles anciennes, dans le goût très prononcé pour le "fait main", la pièce unique.
Les travaux d'aiguilles exécutés aujourd'hui à l'aide de fils de couleurs vives sur de la toile écrue feraient se récrier d'horreur les jeunes personnes du début du siècle dernier.
L'homme de la fin du XXe siècle cherche moins à donner une certaine image traditionnelle et soigneusement codifiée de son rôle social qu'à projeter sa propre personnalité, ses rêves, à travers une mode fantaisiste et "sauvage" qui s'exprime dans le goût des vêtements exotiques, des chemises indiennes, des blouses romaines, des vestes afghanes, etc.
Le rôle de la tapisserie a évolué de façon plus spectaculaire encore. Elle répondait autrefois à certaines nécessités : il s'agissait de décorer et de réchauffer les hauts murs des pièces grandes et froides des demeures aristocratiques et bourgeoises. La naissance de l'appartement moderne, moins vaste et plus chaud, l'essor du papier peint, la quasi-disparition des modes de production artisanale ont rendu caduque cette conception.
Le rôle décoratif de la tapisserie a été redécouvert assez récemment sous l'impulsion de quelques artistes contemporains. On peut se demander si le mariage de l'art moderne, fondé sur un concept ou sur le geste pur, et de la tapisserie, n'est pas contre nature. L'exemple type est donné par une tapisserie de Mathieu exécutée au petit point, d'après une oeuvre "gestuelle" réalisée par le peintre dans l'instant. Peut-être cette forme d'art contemporain - comme la tapisserie en général - doit-elle l'essentiel de son succès à la fonction "sécurisante" et chaleureuse de la laine, et à un mode d'exécution patient, minutieux, et artisanal.
Ce qui autrefois réchauffait des pièces glaciales "réchauffe" aujourd'hui des matériaux froids, tels que le verre, le métal et les matières plastiques.



La broderie




La broderie sur toile


D'origine rurale, généralement très colorée, la broderie sur toile connaît aujourd'hui une grande vogue, née vraisemblablement de la mode des vêtements folkloriques ou exotiques : blouses russes, roumaines ou orientales, jupes éclairées de couleurs vives.
Certaines broderies, copiées à partir d'un modèle, sont réalisées à fils comptés. Il est également possible de broder sur un dessin préalablement reproduit sur le tissu. Les ouvrages de grandes dimensions doivent être montés sur un métier à broder ; il est recommandé de bien tendre la toile ; les petits travaux, en revanche, peuvent être faits à la main.

Les accessoires
Ils doivent être choisis avec soin, en fonction de l'ouvrage à exécuter :
  • Les aiguilles - leur grosseur est appropriée à l'épaisseur du tissu.
  • Les ciseaux à broder - en acier, ils sont petits et très pointus, afin de percer la toile.
  • Le dé - il doit être parfaitement ajusté. Le dé en matière plastique sera évité.
  • Le poinçon - généralement en métal, il sert à la confection des oeillets.
  • Le métier à broder - indispensable seulement dans le cas d'un ouvrage de grandes dimensions, il est formé d'un cadre rectangulaire comprenant deux lattes et deux traverses sur lesquelles est fixée une bande de toile.
Le dessin
Dans le commerce sont vendues des étoffes "pré-dessinées", mais si l'on désire reproduire soi-même un motif personnel il faut calquer le dessin tel quel en utilisant un crayon fin et un papier calque solide. Le calquage obtenu, il faut reporter le dessin sur le tissu : c'est le décalquage. Un papier carbone est alors nécessaire.

Le choix de la toile
Tous les tissus peuvent se broder, mais il faut préférer ceux dont les fils sont épais et espacés et les points faciles à compter. L'exécution de l'ouvrage s'en trouvera considérablement simplifiée. Pour ce faire, les toiles de Ceylan, de Cuba ou de Batavia, de même que les toiles de lin sont recommandées. Les autres tissus, toile d'Alsace en particulier, réclament un travail plus minutieux.

Le choix des fils
Pour broder sur toile, des fils de coton (coton perlé, coton à broder), de lin ou de soie peuvent être employés. Certains fils de soie, constitués de plusieurs brins, peuvent être dédoublés afin de les adapter à la grosseur de la toile.

Le choix des points
Il est relativement simple selon qu'il s'agira d'un ouvrage "rustique" ou d'un ouvrage "raffiné". Il importe de connaître les points classiques les plus couramment utilisés, d'où dérivent de nombreux autres.
Le point de croix simple. Il se compose de deux points obliques, de direction opposée, exécutés en aller et retour, se croisant en leur milieu et de haut en bas. Pour les toiles très fines, il sera plus commode de coudre, sur la partie à broder, un canevas que l'on devra retirer, fil par fil, une fois le travail achevé. Variante possible, le point natté, qui se fait aussi en aller et retour : un aller de deux ou trois fils en oblique, de gauche à droite ; un retour de deux ou trois fils également, de droite à gauche. Le retour, cette fois, ne s'exécute pas sur la même ligne que l'aller, mais juste au-dessus.
Le point de trait. Il permet de réaliser des petits carrés superposés. L'aller, de deux, trois ou quatre fils, passe alternativement dessus et dessous la toile. Les creux réservés à l'aller seront recouverts au retour. Variantes possibles : le point de ligne, le point quadrillé, le point de sertissage.
Le point lancé. Sorte de grand point arrière, ainsi dénommé parce que la brodeuse lance l'aiguille par-dessus plusieurs fils de tissu. Ce point autorise bien entendu une progression rapide de l'ouvrage, car il n'y a aucun retour en arrière.
Le point de remplissage. Il s'effectue à l'aide de nombreux aller et retour. Dans un premier temps, on passe horizontalement au-dessus de plusieurs fils ; l'aiguille ressort au fil suivant, et ainsi de suite. Au retour, la brodeuse procédera de la même façon, en ayant soin de décaler les points de l'intervalle. Pour décorer un ourlet roulé ou un ourlet plat, il faudra utiliser le point de feston ; perpendiculaires à la ligne à broder, les points sont reliés entre eux à la base. Ils couvrent les rangs de points exécutés préalablement pour donner du relief au feston. Il est également possible de passer des fils par-dessus un ourlet roulé, en serrant les points, ou au contraire en les espaçant, selon le dessin choisi ; le tissu de bordure peut ainsi être entièrement recouvert.
Le passé plat. Il consiste à remplir un dessin en reliant les points côte à côte. La longueur de ces points variera selon les contours. Il est possible de les "contrarier" en les décalant. Ce point, qui se trouve dans de nombreux ouvrages, sert à "peindre" des motifs floraux, animaliers, etc.
Certains points peuvent être exécutés sur les tracés "pré-dessinés" ou décalqués par la brodeuse elle-même. On pourra se contenter de broder les contours, ou s'appliquer à remplir les dessins. Les deux procédés sont souvent combinés. Les fils employés seront de coton à broder, de coton perlé ou de coton floche ou brillanté. Là encore, les techniques de points sont nombreuses.
Le point de tige. La brodeuse commence par un point oblique lancé, ressort l'aiguille au milieu de ce même point, lance un nouveau point en avant, revient au milieu, etc. Le fil reste toujours du même côté. Le point s'exécute de gauche à droite.
Le point de chaînette. Il faut former une petite boucle sur le tissu et la fixer en repiquant l'aiguille à l'intérieur de la boucle. Ressortir un peu plus loin le fil sur la pointe, en lui donnant un peu de souplesse. Pour obtenir un certain relief, on enserre la chaînette dans des points de surjet.
Le point d'arête. Il est formé de deux points de feston, l'un vers la droite, l'autre vers la gauche. Les points qui dessinent la nervure intérieure seront nettement plus petits que les autres.
Le point coulé. Encore désigné sous le nom de point de tige long, il est plus lâche que le point de tige. Il s'agit de lancer des points pour recouvrir un fil tendu sur le tissu. L'aiguille ressort au milieu du point précédent.



La broderie de lingerie


Appelée autrefois broderie blanche, elle ornait le trousseau des jeunes filles. Désormais en lingerie on emploie indifféremment les fils de couleur ou les fils blancs.
La préparation du travail
L'étoffe devant être bien tendue, mieux vaut la monter sur le métier. Pour obtenir une broderie soignée, il convient de bien dessiner les contours au petit point, puis de remplir le dessin au point devant, afin de créer un relief suffisant. Pour le bourrage, la brodeuse utilise un coton à repriser, tandis que l'exécution proprement dite est réalisée à l'aide de coton à broder, de coton floche ou de fil de lin.

Les points
Le plumetis. C'est un passé plat (points serrés côte à côte) qui couvre le bourrage pour donner du relief aux broderies. Mille variantes sont possibles. La brodeuse donnera une illusion d'ombre ou de profondeur en jouant avec l'épaisseur du fil et en mêlant artistement les points.
Le point de feston. Il sert aussi bien à l'ornementation des motifs qu'à celle des bordures. Il s'exécute de gauche à droite ; la brodeuse pique l'aiguille au-dessus du bord du feston, la ressort perpendiculairement en maintenant le fil afin de former un noeud, et fait le point suivant tout contre le précédent.
Le point de cordonnet. Il en existe plusieurs variantes. Toutes consistent à recouvrir un tracé au point devant, en piquant au-dessus et au-dessous de ce tracé.
Les points sont serrés les uns contre les autres, reliés entre eux à la base.
Le point de noeud. Il est fréquemment utilisé dans les bouquets. Il faut tourner deux fois le fil autour de l'aiguille, tirer doucement, puis repiquer celle-ci dans l'étoffe. Pour obtenir un noeud plus gros, il faut enrouler jusqu'à cinq fois le fil autour de l'aiguille.
Les oeillets. On pique l'étoffe avec le poinçon et l'on brode au point de cordonnet extrêmement serré sur un contour au point devant.
Les points de bride. Ils s'exécutent entre deux fils tendus, d'un bord à l'autre du dessin. Ces fils sont recouverts au point de feston ou de cordonnet. Les délicates et réputées broderie anglaise et broderie de Madère sont réalisées en alternant les oeillets avec du feston, du cordonnet ou du point de bride. Les lettres et monogrammes doivent toujours être brodés en relief.



La broderie sur soie


Précieuse et élégante, la broderie sur soie ornait autrefois les riches parures féminines. On la retrouve aussi dans les tableautins romantiques et les ornements imités de la broderie chinoise. Elle convient également aux signets de livre, aux petits tableaux, aux éventails, aux bonbonnières. Il est préférable de travailler sur un tissu assez épais, les soies trop minces risquant de s'abîmer. La brodeuse devra choisir des fils faciles à dédoubler.
Avant le montage sur le métier à broder, il est bon de fixer une étoffe blanche qui tiendra lieu de doublure, puis d'appliquer le tissu à broder sur cette toile de fond en le tendant bien, pour éviter les plis. Le travail sera plus aisé si l'on possède une esquisse en couleurs du dessin à réaliser.
Les deux points le plus souvent utilisés sont le passé plat et le point coulé, généralement travaillés en oblique. Le point de noeud est caractéristique des broderies chinoises.
Pour colorer les fleurs, on choisira, par exemple, les rouges ; le bleu-vert étant réservé aux feuilles. Lors de l'exécution de tous ces motifs, il sera préférable de préparer les fils avant de commencer une nouvelle figure. De très jolis effets peuvent être obtenus en laissant les points foncés empiéter sur des points clairs déjà exécutés. Les nuances acquises rappelleront celles des estampes.



La broderie en incrustation


Ce procédé consiste à appliquer des morceaux d'étoffes différentes sur un fond donné. La broderie en incrustation se réalise aussi bien sur du cuir ou du daim que sur de la toile, du velours ou de la soie. Les étoffes sont maintenues à l'aide de ganses ou de lacets.
Le travail se fait en deux temps et nécessite deux étoffes : celle de base et celle à incruster. Tout d'abord, le calque portant le motif est fixé sur le tissu ; étoffe et papier doivent être parfaitement solidaires : on peut les placer sous presse pendant quelques heures. Dans l'étoffe à incruster seront découpés les motifs portés sur le calque et destinés à être appliqués sur la toile de base. Pour éviter qu'ils ne bougent, la brodeuse doit les coudre au point devant, qu'elle couvrira ensuite d'un bourdon serré, ou d'une ganse. Celle-ci sera alors montée à petits points invisibles ou à points de surjet visibles, dont les couleurs seront choisies avec soin.
Il est également possible de confectionner soi-même une espèce de ganse formée de points plats qui seraient tous semblables. S'il s'agit de lacets, ils seront cousus à petits points invisibles. Pour former les arrondis, on froncera légèrement le bord intérieur. Dans certains angles, on repliera franchement le lacet sur lui-même.



La broderie d'or ou d'argent


Extrêmement délicate, elle exige une parfaite expérience, d'ordre quasi professionnel. Aussi faut-il se contenter d'évoquer en quelques lignes cette somptueuse technique. Les étoffes doivent être de bonne tenue, épaisses et doublées, comme dans le cas de la broderie sur soie. Le métier sera donc très résistant. On utilise parfois des broches pour éviter de manipuler les fils d'or, d'argent, ou parfois de soie, qui sont toujours fragiles. Des poinçons préparent le passage des fils. Pour donner plus de relief, il est conseillé de bourrer à l'aide d'une ficelle fine.
Il est courant de fixer les fils d'or par de petits points de surjet colorés qui adoucissent l'éclat du fil, par des surjets invisibles ou bien encore par un passé plat sur un bourrage de coton à repriser. Aux broderies d'or sont souvent associées des paillettes, des pierres ou des perles.
La technique des jours, exécutés en droit-fil, sur fils tirés puis recouverts de points divers, et celle des dentelles brodées sur fond de toile lâche, d'étamine ou de tulle est un travail délicat dont la complexité dépasse le cadre de cette étude générale.



La tapisserie


En tapisserie, un canevas "simple" ou "double" plus ou moins fin sera généralement utilisé. Le canevas simple, ou uni, est tissé à fils simples. Dans le canevas double, les fils sont réunis deux par deux. La matériau le plus couramment employé en tapisserie est la laine ; le coton a l'avantage d'être robuste ; mais il existe aussi des ouvrages précieux en soie.
La plupart des points réalisés ont déjà été mentionnés dans le chapitre consacré à la broderie. C'est le cas, par exemple, du point de croix, que l'on peut utiliser en aller seulement ; si le fil est trop gros, on le nomme alors demi-point. Le point de croix peut également être allongé en sautant quatre fils verticaux du canevas, ce qui facilite les remplissages. Enfin, il est parfois barré à mi-hauteur par des points de piqûre. Le plus célèbre en est le petit point, très proche d'un point de croix dont on ne garderait que l'aller ; pour le rang de retour, il suffit d'avancer l'aiguille de deux fils de canevas, sur l'envers, afin que les points soient tous régulièrement dirigés en oblique.
Il est possible, pour obtenir des motifs plus riches, de passer des petits points par-dessus les branches de la croix. Ce procédé, appelé point de riz, permet de former de nouvelles croix, plus petites que les premières. Dans certains cas, on superpose à la croix oblique une croix redressée : il s'agit alors du point de Smyrne.
D'autres points, bien que travaillés horizontalement, rang après rang, comme les points traditionnels, autorisent la réalisation de bandes verticales. Tels sont, par exemple, le point de tige, le point d'arête, le point de fougère.
Le point de tige comporte deux points obliques orientés, l'un de gauche à droite vers le bas, l'autre de droite à gauche vers le haut. Ces points sont lancés au-dessus de quatre fils du canevas, et séparés par un point vertical glissé entre eux une fois le travail achevé. Le point d'arête, dérivé du précédent, s'exécute à peu près de la même façon, mais les deux points obliques sont séparés, à leur croisement, par un arrière-point. Pour le point de fougère, le point qui remonte de gauche à droite chevauche à sa base le premier point, qui descend de droite à gauche.
Dans de nombreuses tapisseries réalisées en diagonale, le point de cachemire, de Florence, ou le point de mosaïque, jouent sur le décalage des points lancés et leurs différences de taille. Ainsi, par exemple, il est possible d'exécuter un petit point suivi d'un grand, puis d'un autre petit, et de décaler au rang suivant (point de Florence). On peut aussi faire alterner les rangs de petits points et ceux de grands points (point mosaïque). Le principe est le même pour le point de Paris, où le dessin n'est plus oblique, mais vertical.
Il est toujours bon de suivre, au point près, le canevas choisi. Ce dernier est en effet accompagné d'indications quant au choix des points et des couleurs. Néanmoins, il ne faut pas oublier, quand on exécute le rang aller, de penser au rang suivant, afin d'éviter toute épaisseur indésirable. Quand la tapisserie est constituée d'un fond, celui-ci doit être exécuté en dernier, après la réalisation des motifs.



Les points pour tapis


Il existe aujourd'hui, dans les magasins spécialisés, des canevas de grande dimension qui permettent de réaliser des tapis ou de petites descentes de lit. Avec ces trames sont vendus des fils préalablement coupés, destinés à l'exécution de points noués. Chaque point s'inscrit dans un ensemble de quatre mailles de la trame dessinant un carré. Le travail consiste à former une boucle avec la laine, à glisser les deux extrémités du fil dans cette boucle et à serrer.

Le 08 Novembre 2005




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