MAGAZINE
- Accueil
- Glossaire
- Institutions
- Société
- Environnement
- Economie
- Jeunes
- Portrait
- International
- Culture
- Sciences et technologies
- Zoom
PAGES PERSO
- Sciences et Médecine
- Sports et loisirs
- Voyages et tourisme
|
Biotechnologies
Un Européen sur deux pense que les biotechnologies amélioreront la qualité de la vie
52 % des personnes interrogées dans le cadre de la dernière enquête Eurobaromètre sur les biotechnologies, publiée le 19 juin, sont persuadées que les biotechnologies amélioreront leur qualité de vie. L'enquête Eurobaromètre "Les Européens et les biotechnologies en 2005" montre que la plupart des Européens sont favorables aux applications médicales des biotechnologies lorsqu'elles vont clairement dans le sens d'une amélioration de la santé humaine. S'il en va de même des applications industrielles, ils sont par contre dans l'ensemble encore sceptiques en ce qui concerne les applications agricoles et continueront de l'être, à moins que les plantes et les produits nouveaux ne soient perçus comme apportant des avantages pour les consommateurs. La confiance dans la réglementation de l'Union européenne en matière de biotechnologies s'est accrue, mais rien n'indique que cela a influencé les intentions d'achats déclarées des consommateurs, notamment en ce qui concerne les denrées alimentaires génétiquement modifiées. D'une manière générale, l'optimisme concernant le rôle des biotechnologies dans l'amélioration de la société a considérablement grandi depuis 1999. Les consommateurs se prononcent également en faveur de la recherche utilisant des cellules souches, à condition qu'elle soit strictement réglementée. Cette enquête est la dernière d'une série d'enquêtes effectuées régulièrement depuis 1991 sur les attitudes des citoyens européens vis-à-vis des biotechnologies. Les résultats de l'enquête seront présentés lors d'un atelier de travail le 22 juin 2006 à Bruxelles.
L'enquête porte, entre autres, sur les questions suivantes :
- l'optimisme concernant le rôle des technologies, notamment des biotechnologies, dans notre style de vie. Dans le cas présent, l'enquête montre que l'optimisme concernant les biotechnologies a grandi depuis 1999, après une période de déclin (52 % des sondés estiment qu'elles vont améliorer leur vie) ;
- le développement des nanotechnologies, de la pharmacogénétique (analyse du code génétique d'une personne pour mettre au point des médicaments adaptés à cette personne et donc plus efficaces) et la thérapie génique, toutes trois généralement perçues comme utiles à la société et acceptables sur le plan moral ;
- les denrées alimentaires génétiquement modifiées, dont une majorité de citoyens européens (58 %) pense qu'il ne faudrait pas encourager leur développement ;
- les technologies industrielles, comme les biocarburants, les bioplastiques (plastiques fabriqués à partir de plantes cultivées) et l'agriculture pharmaco-moléculaire (utilisation de plantes génétiquement modifiées dans la fabrication de médicaments et de produits pharmaceutiques), pour la fabrication de produits pharmaceutiques, qui sont largement soutenues ;
- la recherche utilisant des cellules souches, qui bénéficie d'un soutien considérable à travers l'Europe, à condition d'être strictement réglementée. Il existe un large consensus sur l'utilisation de cellules souches issues de cordons ombilicaux (65 %) et de cellules souches embryonnaires (59 %), 26 % des personnes interrogées déclarant qu'elles désapprouvent complètement la recherche utilisant des cellules embryonnaires ou bien qu'elles ne l'approuvent que dans des circonstances bien spécifiques ;
- l'utilisation de renseignements génétiques personnels : si 58 % des personnes interrogées disent qu'elles autoriseraient la conservation de leurs propres données génétiques à des fins de recherche, le niveau de soutien à la création de banques de données génétiques diffère cependant selon les pays de l'UE ;
- la confiance dans les acteurs impliqués dans les biotechnologies : la confiance vis-à-vis des scientifiques travaillant dans les universités et de ceux travaillant pour l'industrie augmente (73 % et 64 %, respectivement). L'UE est perçue comme étant plus digne de confiance que les gouvernements nationaux en ce qui concerne les questions liées à la réglementation des biotechnologies (74 % contre 68 %) ;
- la comparaison des attitudes par rapport à celles observées aux Etats-Unis et au Canada bat en brèche les allégations selon lesquelles l'opinion publique européenne serait davantage opposée aux nouvelles technologies que les populations outre-Atlantique.
Une analyse minutieuse des données montre qu'il est inapproprié d'expliquer certaines attitudes vis-à-vis des biotechnologies par l'âge ou le sexe des personnes.
Cette enquête est la dernière d'une série d'enquêtes Eurobaromètre sur les biotechnologies effectuées en 1991, 1993, 1996, 1999, 2002 et 2005. La sixième enquête Eurobaromètre sur les Biotechnologies de 2005 utilise un échantillon représentatif de 25 000 sondés, environ 1 000 dans chaque Etat membre de l'UE.
Source : Commission européenne, 19 juin 2006
|
|
|
|